Mardi 19 février 2013 à 1:57

 Je veux être jeune. Etre ivre. Dans une chaude lumière d'été, un soleil qui baisse, du vent dans des cheveux dorés par le sel. Un feu, des gens qui rient autour d'une guitare, rien de plus banal, je l'ai déjà vécu. Mais alors quoi encore ? Je n'avais pas saisi. Le doux balancement des vagues. Les grains de sables, cette texture si belle qui prends les teintes du ciel. Dessiner sur du cartons des nuages qui s'envolent, brumes qui s'apaississent de chaque doigt qui passe. Caressant le papier, lui ôter ses imperfections. Le recouvrir de couleurs douces et qui s'entremêlent. Des instants brefs et trop forts, un battement de coeur, le temps qu'une porte se ferme. Mes pieds qui courent devant moi pour la rouvrir et que la lumière entre encore. Des larmes se refermant sur les lits. Des pieds froids. Du silence, du vide, des cris d'enfants. Le feu qui crépite. Une branche dans le vent. Des instants aux allures d'éternels. La fête, le bruit, les gens, la chaleur. Retrouver le jeu de la séduction. Des regards croustillants. Des silhouettes frôlant les murs qui disparaissent. Le soleil qui se lève, du haut d'une colline, dune où des jeunesses sans espoir mais qui n'y pensent pas ce sont échues pour rouler leurs pétard. 


Des instants de fin du monde. Des instants où rien ne compte. Où c'est ton corps qui choisit, qui comment pourquoi maintenant, toujours. Les yeux fermés, des taches dessous mais on s'en fou. Le vrai. Quand ça tourbillonne de plaisir. Quand ça tourbillonne parce que t'as mal parce qu'avant, t'avais bien. Quand ça te manque tellement que tu t'trémousses. Que t'entends l'écho pendant des heures durant. Un chaud souffle d'été. Plein à craqué.

 

Parfois je reste prisionnère du monde de Cassiel. La voix de Marion me hante, elle est si feutrée, écorchée, vive. Elle est rouge, vinaigre que les temps ont serrés trop fort pour ce petit corps. Il y en a une en moi, qui crie la mort. Il faut que je l'assome. D'un coup sec. Demain. Demain je serai jeune. Il y aura une fête. Elle ne sera que pour moi, mes rêves, elle n'existera pas.

Nue. Nue devant la cheminée. Mon corps abîmé que personne ne voit. Il faut que l'enfant coupable sorte pour que l'autre puisse renaître. Ce n'est pas moi, ce n'est pas moi ce fantôme de moi, ce n'est pas moi à qui l'on demande “ça va ?”

 

Ca commence quand ? J'attends. On me dit qu'il faut que ça vienne de moi. J'y mets tout du mien. Pas encore, pas assez fort. Demain ?

Par Peluche éléphant le Mercredi 15 janvier 2014 à 17:17
Merci!
 

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