Dimanche 10 octobre 2010 à 3:05



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Vide, mon corps est vide, vain, innerat, il n'a plus conscience d'être. Il avance doucement, sans pour autant s'en procurer un plaisir. Je suis figée,  je pourrais le rester des jours entiers, sans qu'aucun avion ne passe. Mes sens hors-tension. Seul quand je pleure, alors la vie revient et chaque petite goutte tombant dans le précipice qu'est mon âme la fait se répandre. Seul quand je crie, alors il y a un sentiment profond qui s'éclaire, celui d'un refus, immense, une protestation incommensurable. Lutter contre quoi ? Un accident irrémédiable. Lutter pour quoi ? la saisi d'un évènement dont mon entendement n'a même pas le courage de s'approcher. Comment savoir ?
Un être pour qui c'est moi, pour moi, nous, nous qui ne sommes plus toi ni moi, toi enfuis, enfouis-moi quelque part où il y a l'absence.
On m'a fustigée dans tout ce qui me constitue, on a contraint mon amour à se taire. Maintenant il appelle, conteste, il hurle.
A force de trop haïr il dépasse de mon corps et en fait tomber des lambeaux, tourments grandioses.
Mon amour pour Amaury veut déménager avec lui et  je ne veux pas, il est tout là, au creux de mes entrailles, je ne dois pas choisir entre lui et une réalité morbide.

Je vois les meuble marcher vers la porte, je vois tous ces pleins vides, je vois les mots écris à la craie sur les chats noirs de l'entrée s'effacer, je vois toute ces fois où tu ne seras pas. Je sais que tu ne veux pas mais s'il te plait, reviens-moi, rien qu'une seule fois, pour que j'y crois, pour que je vois, que cet amour que tu me portais a changé. Tu pourrais hein ? je ne te rends pas les choses si difficiles. Pas un mot. Pas une voix. Je n'ai même pas tenté de me sauver de là. Tu t'es soustrait à moi, j'ai renoncé à tous mes intérêts en faveur des tiens en ne disant rien, par respect pour ce bonheur que tu m'as donné. Respecte ma sous-vie sans toi, en la rendant mienne.

Mon bonheur a été écartelé par tout ce que je considérais lui devoir : l'honneur,  la sécurité par le contrôle, le mensonge à moi-même, la pression, la souffrance, le sacrifice et enfin l'agitation, l'agacement de voir que tout ne se passe pas comme je l'imaginais. J'ai perdu les pédales, les principes, l a conscience de la réalité de la souffrance que j'infligeais au profit de la mienne. En sachant cela, j'arrêterais de le chercher et pourrais tout recommencer en mieux. Cela n'arrivera pas, trop de hasards manquées.

Admettons que je ne gémis pas recroquevillée sur le canapé, admettons que je ne suis pas humaine, que je suis comme les autres dehors, toute extérieure à ce qui me rentre dedans. Admettons que je ne puisse me tromper. Alors aurais-je du comprendre avant que trop d'amour devient amour stérile ? Qu'après tout ce à quoi tu t'exerces, qu'après l'ensemble des efforts donnés, qu'après tant de générosité dans les élans, de fanatisme dans les secours, de larmes pour ne pas supporter une existence qui mène à la douleur : il y a une porte devant ton nez.

C'était Elsa, ou la vaine tentative d'aimer sans mal.

Par Un elsacien le Mardi 12 octobre 2010 à 23:10
Il y a quelque chose de bizarre. D'habitude, c'est moins triste. Pas joyeux, mais moins triste.
N'admettons pas que tu n'est pas humaine. Tu l'es, pour le meilleur et le pire. Et tu restes, même maintenant, une "dictelsatrice". Le bas-peuple s'inquiète. Sois forte.

Un elsacien parmiS tant, découpant un bout de sa bulle.
Par des-photos-parmis-tant le Mercredi 13 octobre 2010 à 0:00
Merci Matéo...
 

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