Samedi 8 octobre 2011 à 22:06

 Dans les couloirs nauséeux de mon être, se déroule un vent d'ennui, demi-tempête venu d'une strate où il n'y a pas le temps. Il y a des recoins sourds et muets, postes d'observation, il y a des escaliers glauques qui mènent à des galeries suintantes de ma fourbe imagination. Deux ou trois chauve-souris pour que je n'sois pas seule, deux ou trois papillons : la tentation vers la lumière. Quelques gouttes de russe blanc font de l'écho au fond de mon gouleau brûlé. Je deviens rouge, je gonfle, de la fumée s'échappe de ma bouche. Mes poumons sont pleins de cordes vibrantes où se cotoient tous les airs que j'ai aspiré ; celui de mon voisin turc, celui du garçon dans le bus se frayant un chemin avec son cartable, celui du clochard portugais assis à l'arrière de ma voiture, celui d'Hakim mon camarade sur les bancs de l'amphi Quinet. En s'approchant des valves, s'accrochent aux parois les empreintes de ceux que j'ai aimé, squatteurs providentiels qui sont restés bloqués à la porte de mon coeur, mon coeur ce grand squat.


 

Il y a un aqua tout à l'intérieur les fantômes se bousculent. Ils sont une marrée humain mouvante et prête à attaquer. Peu de place, peu de temps. Ils ont traînés pas mal avant d'en arriver là.




La chauve-souris a croqué le papillon.

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