Mardi 7 avril 2009 à 21:35



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Maintenant on est pas plus avancées mais sans doute qu'on va s'en sortir. C'est possible, ensemble. P't'être qu'un jour on se réveillera au Vietnam comme des girafes bleues ensorcelées par une bouillie animiste. Bonjour mutisme et tradition, adieu échelles et décapsuleur. Sans rien sentir, les mains dans les poches, le nez en l'air, le pouce derrière l'oreille. On mangera des coquillages, à Belle-île, au Pérou, dans la montagne. On creusera des grottes et des puits, des tombes et des frontières. Ce sera pas l'paradis mais ce sera bien quand même. Et on sera bien vivante au milieu de tout ça. Et on touchera tout du bout des doigts, comme si tout allait nous être enlevé au moindre souffle de vent.

But sometimes.
[ Narnée - Fie - z@ ]



Mardi 31 mars 2009 à 20:31



J'ai observé ce poivrot en sortant de la gare qui, voyant mes larmes a sorti comme par magie un nez rouge de sa poche et, après une courbette de poivrot, m'a offert un mouchoir. Il répétait sans cesse : "Je suis fidèle, je suis fidèle, si si je suis fidèle".  Je le proclame, j'aime les clochards, surtout ceux aux yeux bleus. White as The Snow. Rendez-vous manqué avec *Elle. La gare était vide de sa présence, encore une fois. J'ai des absences, je suis nulle-part et seule, je ne sais pas. Je vois des milliers de gens, je ne regarde que ceux que je ne connais pas. Le discours de Jaurès m'a troublé, je suis toute retournée depuis que je l'ai lu. Tout est si loin et tout me heurte pourtant : les voix, les rires, les cris, les portes, les mensonges, les voitures, les mouettes, les trains, les chasses d'eau, la fumée. Marie, Marie ne le sait pas mais elle est belle et elle me donne envie de vivre. Je n'arrive plus à manger, ni à vomir, d'ailleurs j'ai jamais vraiment réussi : quedal Chantal, garde ton mal de ventre. Dehors est resté sur le lit de Nolwenn, avec un petit mot, et le pancho de Clem, qui rentre d'Angleterre aujourd'hui, far, far. Mon visage de pirate s'est envolé à jamais, Bloche fait de la merde à l'assemblée nationale. La banalité m'emporte et avec elle l'envie de nouveau revient. Mais rien, rien, exepté mes perditions, mes larcins, mon cerveau qui s'effrite et ma mémoire qui part en lambeau. Je vois tout s'en aller comme si je passais la pierre-ponce. J'ai de la confiture de groseille plein mon sac, des photos partout, de tout, de toi. J'en veux, donnez -en moi, encore. "Dors, le mal est passé et tu rentres dans la danse." J'ai mal, j'ai bien, j'ai froid. Et la vie continue...



"Il faut que vous appreniez à dire « moi », non par les témérités de l’indiscipline ou de l’orgueil, mais par la force de la vie intérieure. Il faut que, par un surcroît d’efforts et par l’exaltation de toutes vos passions nobles, vous amassiez en votre âme des trésors inviolables. Il faut que vous vous arrachiez parfois à tous les soucis extérieurs, à toutes les nécessités extérieures, aux examens de métier, à la société elle-même, pour retrouver en profondeur la pleine solitude et la pleine liberté : il faut, lorsque vous lisez les belles pages des grands écrivains et les beaux vers des grands poètes, que vous vous pénétriez à fond et de leur inspiration et du détail même de leur mécanisme ; qu’ainsi leur beauté entre en vous par tous les sens et s’établisse dans toutes vos facultés ; que leur musique divine soit en vous, qu’elle soit vous-mêmes ; qu’elle se confonde avec les pulsations les plus larges et les vibrations les plus délicates de votre être, et qu’à travers la société quelle qu’elle soit, vous portiez toujours en vous l’accompagnement sublime des chants immortels."

[Jaurès, discours à la jeunesse, Toulouse,1892]



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photo non génétiquement modifiée

Samedi 28 mars 2009 à 14:22


http://des-photos-parmis-tant.cowblog.fr/images/tutenvoles.jpgC'est facile
C'est facile de ne rien attendre
Rien attendre de la vie
Que la vie te déçoive
Que les autres ne suivent pas
C'est facile de ne rien attendre
C'est facile de s'en foutre
Que rien n'ait d'importance
Que personne n'ait de place
C'est la liberté, c'est facile.



                                      Tu ouvres les ailes, et tu t'envoles
                               Je voudrais te suivre
                               Mais je pèse des tonnes
C'est facile tout en grandissant
http://des-photos-parmis-tant.cowblog.fr/images/letroudulavabo.jpgDe regarder passer le temps
D'en avoir marre de la vitesse, du lent
C'est facile de compter combien de secondes il y  a
entre chaque étage, entre les murs, entre les ponts
L'ascenseur ne s'arrête pas, personne ne descend
Les souvenirs ne s'écrivent pas
Les pages vides s'enchaînent et l'essentiel se casse
Il coule dans le creux de ta main, dans le trou du lavabo.

J'aurais aimé que tu le vois, la bave coule
le long de son menton
J'aurais aimé que tu vois ses ongles sales,
sa maîtresse, rouge sang.
Elle le poursuit malgré les décombres du temps
et chaque jours revient tanbourinner
à la porte de son myocarde
cachot de vermine dont le souffle s'amenuise
à chaque crachat qui l'arrache.
 
Mais parfois le désespoir le prend et la mort l'emporte,
et elle le ramène
la gueule fracassée sur les rochers il reste là des heures
voyant dans les sanglots de l'écume
la manière noire et scandaleuse dont elle est affublée

 
Pense à cet homme qui rit
dans les miasmes de sa réalité
il trouve le courage, encore et encore
de descendre les marches, prendre ce métro
Le même, chaque jours, chaque matin.
Et tout recommence.  

 
http://des-photos-parmis-tant.cowblog.fr/images/Quandunautrenait.jpgL'enfance est un mensonge .
On le découvre en avançant.
Puis, une fois délivrer de ce rêve on nous jette
on ne revient pas
on s'enfuit
on ment :
quand un autre naît.

Je suis un hérisson qui pique et je viens
en toute assurance, me frotter contre vos chevilles.


 
 
 

Dimanche 8 mars 2009 à 22:17

http://des-photos-parmis-tant.cowblog.fr/images/boucherie.jpg


Toucher ses lèvres glisser dans son cou. Faut qu'j'arête de rêver j'ai ma putain de proposition subordonnée interrogative indirecte à bosser en latin. Je veux pas passer mon code, je veux pas avoir de voiture, je veux pas arrête de fumer (entre nous sois dit je n'ai pas fumé depuis jeudi). J'ai eu 5 visites aujourd'hui, c'est assez génialissime (non Arzhé ne me laisse pas un commentaire pour me dire que c'est toi, je veux garder cette illusion). A perfect Indian. Hier, j'attendais sur une chaise près de la fenêtre et j'ai compté comme une vieille maniaque, style monsieu monk, combien de voiture sont passées (173), combien de piétons (9), combiens de moto (4), combien de vélos (2) et combiens de camionnettes (2). Ca devait être une route interdite aux camions, y'en a eu 0.  Bohème pense à Cicéron, moi aux radicaux libres,  Elle probablement à son exposé d'anglais. Il faut que je me sauve d'ici. Picasso l'oiseau mort est toujours en train de se désintégrer sur la table, mon chat ne l'a toujours pas mangé. J'ai envie de dire à monsieur pennaneac'h d'aller se faire foutre, que c'est un exellent professeur mais un humain vomitif.

Un sombrero à deux places dit :
c'est juste parce qu'une orgie j'vois ça comme "sex, fruit frais et beuh"

Mardi 17 février 2009 à 14:45



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