Samedi 16 mai 2009 à 1:14



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C'est si dur d'écrire des mots des mots qui disent tout qui englobent qui dessinent qui font rire qui font vrais qu'ils soient faux ou vrais. C'est si dure de creuser tout en dessous des tripes, de décrypter, de lire dans les lignes de sa main son avenir, ce serait si facile. Ce serait pas marrant. Tu sais ça fait environs 10 éternités que j'veux t'écrire une chanson, rien qu'une p'tite chanson. Pas pour caresser ton égo - quoique parfois p't'être que ça aide, p't'être que des fois t'aimes bien même si tu fais semblant que non, p't'être que finalement t'es humain. Juste parce que j'ai envie d'avoir un mot de toi, un mot pour moi, un petit truc sur lequel fantasmer. Qui m'dira ouais putain, t'as vécu en même tant qu'ce mec qu'a dit tellement d'choses cool. J'ai pris l'métro et j'me suis arrêté quand l'homme qui avait accroché mon sourrire au carreau est descendu. J'l'ai suivi quelques secondes dans la foule et ses chaussures trouées ce sont effacées. Je suis arrivée à Ménilmontant et finalement c'était comme partout. J'me suis dis merde et j'ai pas vraiment trouver la rousse. Bref, la p'tite chanson. J'fais pas mal de piano, un peu d'guitare et surtout du jembé. Je fume dans un champ et j'entends les harmonies qui se rejoignent tout haut dans le ciel, qui m'guident, quand j'entends pas la p'tite musique j'peux pas jouer, c'est mécanique, presque mathématique, ça rime plus, c'est vaguement flou et ça s'échappe. Baudelaire s'en va, puis Verlaine, seul Rimbaud reste, et Saint Augustin. La passion d'aspirer la vie de la sentir s'engouffrer jusque tout en bas dans son ventre. J'aime les images c'est comme des peintures, quand j'écris je vois, quand j'écris tout me prend, et ma nuque qui s'étire attend que quelque chose la retienne. Et puis le souffle s'en va. J'voulais faire une chanson sensée, un truc avec une fin tu vois l'genre ? Un truc en trois couplet et deux refrains, comme te raconter une p'tite histoire. Mon histoire part en couille. D'accord on r'part.

Tu sais ça fait environs 10 éternités que j'veux t'écrire une chanson, rien qu'une p'tite chanson. J'aime la musique parce que ça m'transporte, parce que ça m'inonde, parce que j'la sens jusque dans mes doigts de pieds ; j'aime ta musique parce qu'elle me permet d'faire tout ça à la fois et en plus parce qu'elle me conforte dans l'idée que je me fais des trucs. Les trucs dégueulasses, les trucs de la vie : les clins-d'oeils, les gens beaux, les gens tristes ; les sens qui s'aiguisent, la respiration qui monte, les fourmilles, je sais pas, je sais plus, je me perd et je suis perdu. Ça vient vite, il suffit juste de se poser des questions. Tu vois, j'aimerais bien pouvoir t'dire tout c'que ça m'chamboule de t'écouter chanter, et tout comme j'avais les yeux qui brillaient quand t'es arrivé sur la scène en disant est-ce que paris avance de sa mouvance, les choses ont-elles toujours leur sens - c'est sans doute  le pouvoir de la musique. J'me sens toute nue de te dire ça comme ça. J'aimerais qu'on puisse écrire à quelqu'un qu'on connaît pas juste quand on a envie, parce qu'il nous intéresse, que ce soit normal. J'me sens si loin d'ces gens que j'croise une fois sur le trottoir d'en face, j'ai du mal à m'faire à c'qu'on est, à c'que j'suis. J'me sens hors d'atteinte, je protège, je mens. J'voudrais pouvoir dire tout ce qui déborde dans ma tête aux gens dont il est question. J'voudrais aussi qu'Sarkozy meurt dans une attaque à la bombe, que le TER du dimanche soir n'arrive jamais en retard, que la ganja soit gratuite, avoir mon bac... Putain, la chanson.  Parce qu'il s'trouve qu'en fait...

Ca fait environs 10 éternités que j'veux t'écrire une chanson, rien qu'une p'tite chanson. J'y arrive pas. J'suis mal-barrée pour devenir écrivaine. Donc espérons que l'écrivain que tu es, puisse lire entre les lignes comme il lit entre les cœurs des humains. Espérons que demain tout recommence et que ce soit pareil en mieux, que le spectacle dure toujours. Et demain, quand j'allumerai ma clope en descendant la rue Rosma, l'éclat du jour ouvrira mes yeux grands. Je sourirai en lisant le journal d'un mec par dessus son épaule et avec Bohême on piquera les couvertures de l'internat pour aller dormir en haut du Frugi en buvant du chouchen. La chanson a encore taillée la route : qu'on la rappelle ! Elle met longtemps à arriver ; mais c'est parce qu'elle est trop longue, elle est condamnée à rester des mots couchés jusqu'à ce que quelqu'un la brûle. Dites au revoir à la chanson. Il faudrait que je conclus assez vite, il est trois heures du matin. Tant de périphrases pour une si petite chose... On va dire que la chanson s'assoit en tailleur par-terre et que.. elle s'endort.

Mercredi 6 mai 2009 à 0:24

La lumière jaunie vient frapper la noirceur de la nuit. A perte de vue des ardoises, des cheminées, des âmes endormies. Un chat sur le toit, une plume s'abat en silence. La pluie tombera t-elle à flots ce soir ? Des pas résonnent. Un aboiement. Un claquement de portes. Au loin les moteurs vrombissent. Une feuille pousse, les bourgeons éclatent. Un oisillon regagne le nid rassurant de ses parents. Des fils s'étendent au-delà des bâtisses. Le gris des fenêtres ternit la lune. Le vert dans toute sa mélancolie ombrage les pâquerettes. Une araignée capture un moucheron désemparé. La fin est proche. La faim s'en va. Le béton s'éteint. Les pavés sont à l'abandon. La rue piétonne n'est comblée que par le vide. Une littéraire sous une couverture à carreaux. Des cils recourbés, deux cappuccinos. Le jour s'est épuisé. Un panneau d''affichage, une bouteille de vodka. Un réseau urbain macrocéphale. Oublier les nuits sans sommeil.


You know, babies have fingernails.


Zé.


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Vendredi 1er mai 2009 à 15:47


                                                                                                                                                                                                                        La chaleur m'embourbe la tête. Tout le monde tout le monde tout le monde. Ce jardin est féerique. Ce jardin doit m'aspirer le cerveau. Les gens passent et ne voient pas. Ils passent, encore, encore. Ils ne voient pas, ils ne voient rien. C'est comme ça la vie on passe et tant pis. On s'empâtre on remonte et on taille ; on s'englue, on s'en va. C'est si facile, c'est si normal. Dire tout ça, voir le vide ensuite, passer la serpière. On vit pour le regard, on vit parce qu'on a rien d'mieux à faire. Et parfois non. On suit les empreintes. On s'arrête, on s'allonge, on s'épuise. La vie est un long flou artistique. Les creux, les bosses, les virages, tout s'efface, ne reste que le silence, et toutes ces conversations en écho loin, derrière. Le sexe, devinez qui a dit ça. Et anaïs rit. Les regards entre clem et charlie me rassurent.  On dit que l'homme est éphémère. Pourtant à travers toutes ces images me revient l'odeur de l'éternel. Le fleuve coule, il ne s'arrêtera pas.

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                                                                                                                                                                                                                Je ne veux pas être une parenthèse dans la vie de gens, une lubie, un truc qu'on pompe et qu'on laisse, je veux rester, je veux sur mes lèvres le goût de l'éternité. Je ne veux pas me faire acheter par des sourires, des regards, je ne veux pas qu'on me remette en vitrine, deuxième main soldée, et à chaque fois un peu plus abîmée. Je veux arrêter de retenir ma respiration, être sûre, être sienne et pouvoir dire des mots que je n'ai jamais osé murmurer. Je veux tenir dans le creu de ma main un soupçon d'insouciance, de réponses, de lendemain. J'ai besoin de cran, d'ancre, d'ongles accrochés à ton col, de mouvements. J'en veux, donnez en moi.

Lundi 13 avril 2009 à 22:11







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Passer un p'tit bout de semaine avec Fie et la regarder bouder. Improviser une jembé-guitare party un soir dans un champ. Avoir envie de faire du feu. Ecouter de la musique bizarre (Han Solo). Prendre le train avec Narnée et http://des-photos-parmis-tant.cowblog.fr/images/fiona.jpgMomo. Me couper les cheveux, courts, alors que j'ai les cheveux longs depuis le CE1. Oula, ça fait longtemps que j'ai pas écris une classe de l'école primaire, je trouve ça pas habilitable comme mot. Avoir des slim et des blondes (ça, c'est la classe). Aller voir La rue ket', Babylon Circus, Dub Inc et d'autres trucs en concert. Rencontre Mouf, l'homme au cheveux blond qui s'est fait dépouiller en une nuit. Etre hors la loi du chauffeur de bus. Se planter (de bus, aussi). "Il a l'air cool celui-là, http://des-photos-parmis-tant.cowblog.fr/images/anais.jpgon monte ?" ; "Hey m'sieur, il va à Penvillers ce bus ?" ; "Euh non, pas du tout, c'est de l'autre côté de la ville." Aller chercher le chouchen derrière le grillage. Se faire suivre à 3h du matin par une BM noire. Manger un cousous près du feu. Planquer les vélos. Eparpiller la seule, unique et dernière blonde d'un pauvre mec. Faire des photos. Prendre Bohème dans mes bras (soupire de satisfaction). Penser à lui. Se transformer un pokémon. Je vois Pipo demain. On s'en fou, c'est vrai.

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Lundi 13 avril 2009 à 21:47








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