Samedi 17 octobre 2009 à 12:18


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You ran away, and i would not stay, is it your time, or is it mine, is it our time, find me, inside every heart beat, inside every worry, keep me in your heart again.

M'asseoir sur le rebord de la fenêtre, les cheveux mouillés, il fait froid et ensoleillé, c'est le moment que je préfère. Bang Gag résonne, à côté de mon lit, Terre des hommes, 5 leçons sur la psychanalyse, ma grammaire latine. Tout est là, il faut juste que je trouve la force de crocher dedans. And I wouldn't stay. Find me, inside every heart... Tout est passé si vite, seulement un mois depuis l'Huma, les semaines s'enchaînent et je m'englue dans cet espèce de quotidien qui me rend grise. J'ai l'impression que cela fait une éternité, que tout est vu, que tout est fait, que je n'ai juste pas le courage de recommencer. Et fermer les yeux en se disant que ça va être pareil toute notre vie, et rentrer sous la couette, et rentrer par la porte, et sortir par la fenêtre, je ne veux plus courrir. Je ne veux plus vomir. Allez vous-en.

C'est peut-être pour ça que je n'arrive plus à écrire. Je donne des coups dans un mur indestructible et derrière il y a le monde. Je veux tomber dedans, le mur reste, le mur reste.

Mercredi 9 septembre 2009 à 22:11


Ma Clémentine,

J'en ai marre - à chaque que je prends un crayon et une feuille - d'avoir durant un centième de seconde tout mon corps qui se serre. Tu vois un petit coup au coeur comme quand tu sors de l'internat la nuit et que la lumière s'allume, comme quand quelqu'un frappe à la porte et que t'es en train de faire quelque chose d'interdit, comme quand t'as pas de billet de train et que le contrôleur entre dans le wagon, comme lorsqu'un prof' te fous un oral, comme un gros vertige de la vie : une immense peur.  J'ai peur de ne pas avoir le temps et le courage de tout écrire. Je me sens si petite devant cette montagne de vie que je veux manger tout d'un coup et après me regarder avec elle à l'intérieur de mon ventre dans un mirroir. Tout est calme et pourtant il y a du bruit autour, il y a les autres qui se lèvent, les autres qui dansent et marchent dans les rues, ceux qui se plaignent, ceux qui s'arrâchent. Il y a cette agitation que je ne vois pas et qui me tourmente.

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Lundi 3 août 2009 à 0:14


I can help. Prendre le clavier, juste bouger ses doigts, surtout ne pas réfléchir ne pas chercher ne pas s'arrêter. Trouver les mots qui englobent les idées, l'essence même des idées, les torturer, les tendre, les retourner, les brûler, les piétiner, voir jusqu'à où elles vont. Il faut désensibiliser chaque objet, lui faire perdre sa valeur pour atteindre son vrai sens. Il faut regarder les flics comme s'ils n'étaient pas les flics, les vieilles comme si elles n'étaient pas vieilles, effacer le formatage, repartir à 0, effacer les influences gommer les conseils les paroles, désenregister, désenclancher les automatismes, descendre, se pencher plus sur les choses. Il faut chercher l'art, l'art est partout, même s'il se cache et chuchotte derrière notre dos. L'art c'est bon, mangez-en.

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Mardi 21 juillet 2009 à 22:21


Même plus la force d'écrire. Appuyer, simplement, appuyer partout d'où pourrait couler des miettes de nous. Mon corps encore tout meurtri de lui ne veut plus bouger. Encore partir, encore attendre, encore cette pluie qui l'éloigne de moi. Je ne sais pas. Peut-être est il mort, peut-être est-il loin, peut-être plus jamais. Non. Mon corps refuse. Sometimes I feel like a motherless child. Manger, dormir, me laver, courir, tout, j'ai besoin de lui. Une goutte, un fleuve tout entier, me jeter, m'échouer, me mentir, ressentir toute cette musique profondément dans la chimie de mon être et puis juste, allongée, être vide, silencieuse, lessivée, impuissante et frustrée. Atthttp://des-photos-parmis-tant.cowblog.fr/images/yann-copie-1.jpgendre attendre attendre je ne peux plus attendre attendre attendre et puis comprendre que peut-être il ne reviendra pas. A long away from home. S'embrumer, se mêler, immobile, s'embourber jusqu'à ne plus pouvoir faire le moindre mouvement. Lourde, sommeil, je parviens à me traîner jusqu'à la flamme qui allume laborieusement la petite cigarette que je tiens entre mes mains. Respirer, prendre conscience, de mes muscles, de leur limites, du point de non retour que l'Humanité a franchis.  Ne pas oublier que pourtant rien ne prend, ni cet appel au secours ni cette otharcie imposée à mon corps qui ne compte plus les heures d'horizontalité. Ma peau crie ses mains noires et mystérieuses. Ma peau crie famine et tu ne reviens pas. True believer.

Mercredi 24 juin 2009 à 0:44


Est ce que c'est Dieu ? non mieux que ça, elle sait, elle sait tout, pourquoi je suis là le matin, pourquoi  j'ai du bleu sur le pouce, ma manière si bizarre d'aimer les gens, 

Elle sait le bruit du grincement quand il devient une obsession. Elle sait Mathieu, elle sait Ricky pourquoi le pain est sucré, pourquoi je préfère les basses, pourquoi c'est Mano Solo, pourquoi pas.

Ce putain de machin autour du bac me saoule, j'ai hate que ça soit fini, j'ai en marre  que les gens m'disent : " j'peux pas, faut que j'révise."
 

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