Dimanche 22 novembre 2009 à 0:33

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Si. Moi, Matéo, Agnès, ton père, félix, maureen, shani, arzhé, greg, ton amour pour la brutalité d'la vie, le rayon de soleil dans l'caniveau, les clodos, tous les gens qui t'ont dis "vous avec un très joli sourire mademoiselle", les regards volés, s'enfuir plus tard, bob le  pétard de l'île tudy, le chouchen en haut du frugy, Proust, le soleil devant le théâtre, la musique et les rires et les pleurs, si tu meurs tu oublies, si tu meurs on t'oublie. Si tu restes on sera sensationnelles et on crèvera  dans un bar pommé en Hongrie en écoutant Mano Solo les yeux pleins d'avoir tout vu, les mains usées d'avoir tout écris. Pleure pour toute ta vie ma chérie, tu viens de perdre une illusion... Mais ça n'arrive qu'une fois. Et puis après quand tu seras guérie tu verras tout sera plus facile. Bohème tu ne peux pas mourir parce que tu mérites l'art. Tu mérites d'être vue et entendue, tu mérites d'être lue. Tu mérites les pieds-nus sur les pavés chauds de l'été,  les lettres imprimées sur du papier, l'odeur des vieux livre, pleins de tampons sur ton passeport ; tu mérites, de courir au fond des petites impasses de Venise, de fumer un deuxième pet' sur la plus grande place du monde, le train du vendredi soir qui donne envie de pleurer, de te dire encore un jour de plus en allant te coucher encore bien des soir, de coudre à ce moment chaque seconde de vie nouvelle sur le fil de
ton existence.

Comment te dire
Que tout est noir
Comment j'ai peur
Comment j'ai froid
Comment te dire
Quand t'es pas là
Que moi sans toi
Ca n'veut rien dire



Mardi 17 novembre 2009 à 15:27

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Dimanche 8 novembre 2009 à 23:08


Le salaud de vingt ans pense sans se le dire vraiment que sa destinée est tracée et que la vie le portera, c'est pourquoi, il fait un peu de tout mais toujours à moitié et sans y croire.
Le salaud de trente ans se rend compte qu'il est seul face à ses choix, et, s'il commence souvent le cul entre deux chaises, il finit généralement par choisir celle de la norme et de la convenance, refoulant ainsi son côté instinctif et son désir de prise de risquhttp://des-photos-parmis-tant.cowblog.fr/images/personnesagees.jpge.
Le salaud de quarante ans est effleuré quotidiennement par l'idée qu'il a pu faire de mauvais choix mais n'a pas le courage de changer.
Le salaud de cinquante ans paraît heureux et stable, mais parfois, en regardant les enfants jouer, se demande s'il ne pourrait pas retourner un peu en arrière et essayer de nouvelles positions avec sa femme.
Le salaud de soixante ans pue l'amertume. Il est gris et lasse de suivre une éthique qui est dicté par tout le monde sauf lui. Pour se vanger de cette routine qui  à la fois le fatigue et le rassure, il vend son espace familial et achète une BM dans laquelle il se branle en pensant à Sofia, la petite fille de son ancien associé.
Le salaud de soixante-dix ans commence à réfléchir sérieusement à son héritage. Il soupire en regardant, assis devant la télé, le clip d'un chanteur gay et la nouvelle coupe de cheveux d'un joueur de l'OL.
Le salaud de quatre vingt ans s'assoie dans son fauteuil en débouchant son Macallan et en lisant dans le figaro les nouveaux avantages du bouclier fiscale. Il ne regarde plus les enfants jouer, il ne regarde pas la marche de l'escalier. On l'enterre sous la pluie.
Heureusement, il ne se sentira jamais seul car nous tous un salaud en nous, et le pire ce n'est pas lui, c'est celui qu'on ne voit pas, celui qui attend dans l'ombre et qui a l'air mort.

Dimanche 1er novembre 2009 à 23:33


Ecrire Ecrire Ecrire. Ecrire pour ne pas mourrir mais finalement à quoi bon ? Tu vis, je pleure, R.B va creuver avant que j'ai la chance de le connaître, tout comme lou qui n'a pas eu la sienne, petite soeur, petite fée de malheur, tu m'as tenue chaud. Comme quand je prend les mots et que je les mets au fond d'un trou que j'ai creusé et au fond du quel j'ai disposé des braises, je le recouvre de terre pour ne pas qu'ils s'échappent. Mais les mots s'échappent toujours car ils n'appartiennent à personne exepté le temps de les dire.  Tu aurais pu savoir Lou qu'on est tous un peu amoureux, des mots, des enfants, des chiens, du beau temps, des gens, des cons, des rivières, des coins de trottoirs. On appelle ça grossièrement la passion, la passion c'est souffrir, la passion c'est souvenir, celui d'une idée pure. Tu comprendras qu'c'est un phénomène d'animation sans lequel on n'peut pas vivre, sauf ton respect Pascal. Etre amoureux ça dure juste un instant, quand on s'en rend compte c'est terminé et puis on cherche toute sa vie à y retourner. C'est un leurre, la vie de peut pas donner deux hasards identiques, désolée de casser le mythe. Pandore a ouvert la boîte et aucun d'nous est fichu d'la refermer. La conscience tue la perception mais seule elle nous permet de savourer cette même perception, du coup on s'mort la queue à peu près tout l'temps. On gillotine tout seul nos sensations en les transformant en sentiments. Tu vois Lou, on y est pas encore rendues au bonheur, il demeure une idée pure, c'est à dire ce qu'on cherche parce qu'on en a un vague souvenir. En gros, il est derrière et devant nous, mais peu importe dans quelle direction du cours, il restera là. D'où l'expression tu peux toujours courrir. Mieux vaut marcher, voir pas du tout. Tu seras moins fatiguée au moment où t'y arriveras pas. C'qu'est bien c'est qu'on est tous un peu l'bonheur de quelqu'un, donc les gens nous courent derrière ou devant, des fois ils nous loupent, des fois ils nous manquent, des fois ils nous heurtent, mais ils sont là, c'est réconfortant de s'dire qu'on est pas tout seul à déambuler dans se désert de sincérité. Toi, mon p'tit d'bonheur, j'te retrouverai jamais, mais je sais que ton fantôme me court après, alors bon soir, je peux dormir tranquille.

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Vendredi 23 octobre 2009 à 23:08

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Un jour.

J'avance vers la rue, je tourne la tête à droite et je vois le cul du bus qui vient juste de m'passer devant alors qu'il pleut. Rapidement, je le prend en photo. Il fait comme j'aime, ni jour, ni nuit, la lumière devient rose il commence à faire froid, vraiment.

Je ferme la porte, tourne la clé, passe la première. Je regarde mes feux tracer la route et vite je me taille vers ailleurs. Tout fonce derrière mes yeux, la vitesse la musique les virage et lentement, je sens mon pied petit à petit se rapprocher du sol.

Je me réveille il est 8h17, j'ouvre la petite fenêtre au dessus du lit, je me hisse dehors, c'est mouillé sous mes pieds. Tout au bord j'allume une cigarette, en attendant qu'un vieux capitaine veuille bien sortir de derrière un mat, son sourire édenté et une bière à la main.

J'entend une voiture passer, je regarde dehors et il y a des jeunes qui sont là à gueuler leur vie, je tourne la poigné vers le haut et je m"asseois sur le rebord, j'ai froid aux pieds mais je sais que je vais bientôt sauter, il fait nuit noir, juste les feux, juste le grésillement des lampadaires.

Il est 22h38 j'écoute Des armes. J'entends juste le bruit de mes doigts sur le clavier. Des armes des armes et des poètes de service à la gachette pour mettre le feu aux dernières cigarettes au bout d'un vers français, brillant comme une larme. Je mange la musique, elle est au creux de mon ventre.

Il est seulement à quelques mètres devant moi. Il y a une quinzaine de personnes qui nous séparent. Je sens la poussière qui me pique les yeux. Je marche vite, me faufilant dans la foule, je vais te trouver, je vais t'emporter, te mettre dans un hamac et te regarder dormir, n'es pas peur, dessine-moi juste un mouton

Un peu plus loin je les entend rire et crier. Une branche me griffe, j'entend des bruits d'éclaboussures, j'ai froid et je suis trempée, j'ai hâte qu'ils sortent et qu'on puisse enfin se casser avec mon poisson. Je crois presque m'endormir quand des pas s'approchent de moi. Une latino avec une veste en cuire et un haut à poix me gueule dessus en espagnol. 

Et après ?



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