Dimanche 17 janvier 2010 à 22:29




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La musique vibre, le son est partout, la lumière t'électrocute les yeux, tu ne penses qu'à une chose : t'allonger par terre et te fondre dans le sol, te fondre dans quelqu'un, te fondre dans ta caisse, te fondre dans la boue et que celle-ci s'enfuie en arrachant ta peau ; prend ton pied ça n'dure jamais toute la vie. Tu ne penses qu'à une chose : avaler des trucs, avaler des gens, avaler la foule, avaler le temps, avaler tout ce qui te fait mal et que ça reste tout là-dedans ; pends ton pied, ça n'dure jamais longtemps. Tu ne penses qu'à une chose : prendre sa main, prendre son visage dans ta main, prendre son visage près du tiens, et le tiens perdu dans le sien, le sentir respirer très fort ; prend ton pied, ça n'dure jamais très loin.

Dimanche 17 janvier 2010 à 20:54


On rêve tous d'essentiel et pourtant on boit à plus savoir où on est et à ne plus se demander ce qu'on fait. J'ai envie de crier au monde entier que le monde est en train de pourrir, mais c'est pas comme si c'était nouveau, pas comme si ça n'durait pas depuis des siècles. J'veux dire on est tous là à dire en crachant que la main invisible nous a rendu méchant. Pourtant on choisit, on choisit ses études, on choisit son boulot, on choisit ce qu'on n'veut pas, on choisit son mariage, on choisit d'élever ses enfants ou pas, on choisit de les élever dans ce système, on en fait partie, on le reconnaît, on va voter, on paie nos impôts, on fait comme si ça nous embêtait mais en réalité on serait vraiment perdu sans tout ça. Dans l'absolu, on a tous choisi le moindre élément de notre vie, quand tu dis que t'aimes pas ton boulot, tu te traites de con, quand tu dis que t'aimes pas être là, tu te traites de con, quand tu dis que t'aimes pas ton pays, tu te traites de con.

Bonne nuit. 

Dimanche 17 janvier 2010 à 20:13


A toujours sentir souffler des vents contraires en soi, à refaire des millions de fois le même pas... Ouvrir des portes donnant sur des palais sans mur et sans esclave, dev'nir cloporte, amener les tables de la loi... Puis s'asseoir autour, boire un coup dans sa gamelle, quelques compagnons de voyage qui partagent le pain. Copains de la dernière heure quand les eaux sont troubles et que le monde arrive au final de sa course, gestation lente et lourde de notre planète qui arrive peut-être à terme. A nous revient  la mission d'accoucher la mère, sachant qu'elle enfantera un nouveau mystère, sachant que nous n'auront peut-être rien à perdre à tenter de renaître avec. Raz-de-marée devant notre destinée, fissure géante pour nous apprendre à voler, les rats se terrent dedans les poubelles, c'est le couvre feu de la passion. De partout s'allument les cris de détresse, nos enfants reflètent le chaos des temps.. Et j'appuie sur le ventre de la terre-mère, A ce chaos, à cette déchirure, à ce gouffre immense qui envahira nos vieilles carapaces, je lève le verre et la voix, et le coeur, et le chant du coeur et seul l'oiseau qui dort en chacun de nous avec ses ailes symboliques, ses plumes psychiques pourra nous transporter, nous faire voler ailleurs. Mais tu n'peux pas savoir voler si tu n'as pas appris, tu n'peux pas battre de l'aile si tu n't'es pas battu, tu n'peux pas sentir le vent du large gonfler doucement tes voiles et t'emmener vers des paysages différents si tu n'es pas d'abord sorti de toi-même. Entends le grondement sourd qui perce le tumulte de notre brouhaha social, vois comme chaque être se sent vide en ce début de siècle opaque, comme l'air se fait rare, l'espace rétréci dans les filets que nous nous sommes tissés pour le plus grand bonheur des marchands de rêve et d'illusion. Apocalypse...
                                                                                                                   [Bohème]

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Dimanche 10 janvier 2010 à 23:12


Il y a des grands hommes qui s'en vont avant qu'on ai eu l'occasion de leur parler. On doit juste dire que c'est comme ça, que la mort c'est la vie. On a pas le choix, on a juste l'essence, qui reste encore, à travers quelques mots à demi-dis, à demi-pris et qu'on doit relâcher. C'est dur d'écrire d'un écrivain, j'veux dire, on était des milliers à l'aimer, et moi j'ai l'impression que mon amour était spécial, alors qu'en fait, c'est juste un parmi tant.

Il est mort en Janvier, sa plus belle chanson, putain c'est gerbant.

Samedi 5 décembre 2009 à 15:02


Une promesse est une promesse.
Je tiens (presque) toujours mes promesses. Alors me voilà, moi mon rire et mes va t'faire foutre.



Alice il faut que je te dise quelque chose, dans mon esprit, tu portes une salopette rouge. Peut-être que tu es le clown de ma vie, cela expliquerait pourquoi tu aimes tant mon rire, peut-être que c'est pour ça que tu lui es si essentielle. Ou bien est-ce pour ta manière si spéciale et si belle de prendre la vie ?


Alice apparaît souvent quand on s'y attend le moins et qu'on en a vraiment besoin. C'est celle qui sait t'enlever quatre minutes de la vie et te dire "regarde, c'est ça, le moche et le beau, les riches et les pauvres, les tristes et ceux qui rient, on fait ce qu'on peut mais tu mérites d'y être". Alice c'est notre petite drogue du quotidien, notre quota de sourires, de regards complices, de tendresse, de voix bizarres, de "viens on va fumer une clope derrière le self". Alice c'est celle qui te donne envie de faire n'importe quoi, de partir à l'autre bout du monde ou d'aller te balader la nuit très tard en regardant comment sont les gens. Alice c'est le pays des merveilles, et personne d'autre n'a jamais porté aussi bien son prénom.

Quand je suis avec toi, je n'ai plus peur.


Alice fait des discours à des heures tardives près du port qui chamboulent ta vie.  Elle ne dis jamais un mot de trop, juste ceux qu'il faut pour que tu te sentes bien. Bonne illusionniste, elle donne l'impression d'avoir toujours une raison d'être là, de continuer à se vautrer sur chacune des marches de notre vie. Et si on l'observe un petit peu, on prend conscience qu'en réalité c'est elle qui nous observe. Car si elle est impossible à deviner, Alice a le don de savoir dessiner les gens et de les connaître presque exactement comme ils sont sans jamais en faire une montagne.

Tu sais si j'ai du mal à mettre mon honneur dans ma poche c'est peut-être parce que tu m'impressionnes, que je redoute que ce que tu vois soit vrai, c'est parce que, je crois, on pourrait presque dire que tu es juste. 



S'en aller, main dans la main
S'en aller suivre des lueurs
Oublier qu'ici on est rien
Oublier qu'ici c'est la peur
S'aimer sur le toit des buildings
Tendre le pouce à des Boeing
A regarder l'apocalypse
A attendre la fin de l'éclipse



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